-
par Fabrice RamalingomPhotography2012 -
Ces dernières années, j’ai constaté une évolution notable de la pilosité des hommes de mon entourage : de plus en plus s’étaient laissé pousser la barbe. J’ai remarqué que ce retour du poil facial affectait aussi les représentations médiatiques : la publicité, la télévision, sur internet…
Afin de comprendre les différentes typologies de pilosité, j’ai commencé à faire poser des personnes proches, puis d’autres rencontrées dans la rue ou sur des réseaux sociaux d’internet. Des inconnus se sont même proposés d’eux-mêmes, se reconnaissant dans la série. Pour ne pas être juge, il me fallait un oeil neutre similaire au procédé employé par Thomas Ruff proche du photomaton afin d’uniformiser la lumière, le lieu, le cadre et les expressions. En juxtaposant les portraits, j’ai réalisé une situation paradoxale : d’un côté la barbe apparaissait comme une affirmation de l’individualisme – prendre soin de son apparence -, de l’autre ce « souci de soi » s’accompagne aussi d’une forte uniformisation, que le processus de réalisation des images met en évidence.Photography2012 -
Par Fabien David
Dans son plus simple appareil. Aller à la rencontre du site, du terrain, du lieu. Après avoir rencontré des personnes, des gens, qui m’ont parlé du site, qui m’ont expliqué leur point de vue sur ce plateau, je me suis dit qu’il fallait que j’aille vérifier par moi même. Aller vérifier en s’affranchissant de ce que j’ai pu entendre, s’affranchir des barrieres, des codes, de tout. Ressentir directement le site, avoir les impressions directes sur soi, le contact. C’est pour ça que j’ai pratiqué le site dans la manière la plus «simple», à savoir nu. C’est une évidence, voire même une sorte de pléonasme : dans le nu, c’est l’homme qui est dénudé. Pour pouvoir être nu, il faut bien pouvoir être vêtu ! Cette remarque d’une banalité a le mérite d’attirer mon attention sur ce dont je veut parler, à savoir les impressions, les émotions corporelles, sensorielles, émotions qui nous sont propres à nous, à savoir l’homme. Pourquoi cela ? On pourrait penser qu’en se dénudant, c’est précisément son humanité, ou quelque chose de constitutif de celle-ci, qu’on perd. En effet, le vêtement n’est-il pas lui aussi « le propre de l’homme « ? En conséquence, doit-on dire que le nu a pour fin de nous renvoyer à une sorte d’ « état de nature « de l’homme ? Si tel était le cas, l’homme nu devrait être dépeint au pire comme une bête, au mieux comme un être si proche de la nature qu’on serait en peine de dire s’il est homme ou bête. Or, dans l’art, pourtant, ce n’est pas du tout le cas. Au contraire, dans le nu, les corps y ont généralement une sorte de perfection, les peaux sont presque trop blanches, les courbes trop gracieuses, le poil en est souvent absent, les poses dénotent une noblesse et une dignité peu communes, les décors et l’environnement n’ont rien de sauvage et il est très fréquent de pouvoir admirer des dieux et des déesses anthropomorphes parmi ces oeuvres. Le réalisme, le classicisme, le romantisme, le cubisme…, répondent différemment à la question.Photography2012 -
Photography2010 -
how the TV helped me when I grew up...Photography2012
All works © Frank Boulanger 2011.
Please do not reproduce without the expressed written consent of Frank Boulanger. Powered by ProSite.
Please do not reproduce without the expressed written consent of Frank Boulanger. Powered by ProSite.
